La médecine traditionnelle chinoise, une alternative fiable ?

Les origines de la médecine traditionnelle chinoise remonteraient à plus de 3500 ans, les premiers écrits (imposant corpus de textes) sont datés du Vème siècle avant J.C. La médecine chinoise fait alors partie des trois grandes médecines traditionnelles savantes avec celle du monde méditerranéen (galénisme) et celle de l’Inde (ayurveda). Elle s’intéresse à la communication entre les différentes fonctions organiques, étroitement liées les unes aux autres par un courant d’énergie, appelé “chi” ou “qi”. Selon ce principe, la maladie résulte de blocages ou de déséquilibres énergétiques. Tout l’art médical chinois consiste alors à rétablir l’harmonie au sein de ces flux d’énergie.

Le « qi » circule à travers un ensemble de 12 méridiens qui le transportent vers les organes. Bonne santé ou maladie, tout est donc une question d’équilibre et d’harmonie, notamment entre le yin et le yang, deux forces opposées et complémentaires dont chaque organe a besoin. La circulation d’énergie peut être bloquée ou perturbée par des raisons externes (humidité, froid, chaleur), internes (émotion, stress) ou internes et externes simultanément (problème d’hygiène, épidémie) et lorsque cette circulation n’est pas fluide, cela créé des déséquilibres.

Au cours du XXème siècle, la médecine traditionnelle chinoise classique est perçue comme un système alternatif ou complémentaire à la médecine moderne. Il existe plusieurs branches dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC) : le qi gong, le taï chi, l’acupuncture, la diététique chinoise, la pharmacopée chinoise (herbes médicinales) et le massage Tui Na.

Voyons de plus près à quoi ressemblent ces disciplines :

Le qi gong est une gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration qui est fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle et qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration.

L’acupuncture consiste en une stimulation de zones précises de l’épiderme, appelés points d’acupuncture, avec des aiguilles, afin de soulager, de prévenir ou de soigner une maladie ou un trouble.

La diététique chinoise comprend, elle, un ensemble de règles d’hygiène alimentaire dont la théorie et la pratique sont basées sur des observations établies au cours des millénaires : manger cuit plutôt que cru, manger plus de légumes, manger moins de viandes et de produits animaux, mais il est important d’en consommer pour nourrir l’énergie et le sang, manger moins de produits laitiers et de fromages, manger moins sucré, moins de pain et de blé.

La pharmacopée chinoise comporte un éventail de produits, allant des plantes médicinales (racines, plantes, graines et champignons) utilisées seules ou en mélange, jusqu’à des décoctions intégrant des extraits animaux ou minéraux.

Enfin, le massage Tui Na est un massage thérapeutique chinois qui permet de faire circuler librement les énergies.

La médecine traditionnelle chinoise s’adresse à tous, enfants comme adultes, jeunes adultes comme personnes âgées, malades comme bien portants. Bien que cette discipline de médecine traditionnelle chinoise soit avant tout préventive, elle peut aussi corriger un grand nombre de pathologies (neurologiques, digestifs, respiratoires, hormonaux, douleurs…).

Ainsi, ce type de médecine se fonde sur un ensemble de domaines complémentaires qui permettent de renforcer l’équilibre physique et mental de l’homme en harmonisant les flux d’énergie du corps. On retrouve, en effet, l’activité physique avec le tai-chi et le qi gong, l’alimentation et le bien-être à la base de cette médecine ancestrale. Elle peut accompagner la médecine occidentale, d’ailleurs le tai-chi et l’acupuncture sont des disciplines qui sont répandues en France aujourd’hui.

Cette médecine commence à se populariser en Europe même si elle peine à se faire une place parmi les instances médicales françaises ! Si elle est pratiquée depuis tant de temps en Chine, c’est surement qu’elle vaut la peine d’être essayée afin de voir si elle produit des effets bénéfiques sur chacun de nous. D’autant plus que, contrairement aux médicaments, toutes ces pratiques ne comportent pas d’effets secondaires !

Rédacteur : Arthur Donnadieu.

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