Kinésithérapie : Des méthodes qui ont fait leur preuve !

Trois méthodes fondamentales de kinésithérapie ont vu le jour au XXème siècle : la méthode Mézières, la méthode McKenzie et la méthode Busquet. Elles sont toujours utilisées malgré les nombreuses innovations technologiques apparues dans le monde de la kinésithérapie.

Observons les caractéristiques de chacune d’entre elles :

La méthode Mézières :

Mise au point par Françoise Mézières en 1947, cette pratique est une technique de rééducation posturale visant à relâcher les tensions musculaires et à corriger les déviations de la colonne vertébrale. Elle se pratique en maintenant des postures très précises et en effectuant un travail respiratoire. Françoise Mézières a été la première à découvrir des groupes de muscles interreliés qu’elle a nommés chaînes musculaires. Le travail accompli sur ces chaînes musculaires aide à redonner aux muscles leur ampleur et leur élasticité naturelles. Une fois décontractés, ils relâchent les tensions appliquées sur les vertèbres, et le corps se redresse. La méthode Mézières prend en compte 4 chaînes, dont la plus importante est la chaîne musculaire postérieure, qui s’étend de la base du crâne jusqu’aux pieds.
Aucune déformation, à l’exception des fractures et des malformations congénitales, ne serait irréversible. En 2009, une étude a évalué l’efficacité de 2 programmes de physiothérapie : kinésithérapie accompagnée d’étirements musculaires actifs et physiothérapie des fascias utilisant les techniques de la méthode Mézières. Après 12 semaines de traitements, une diminution des symptômes de fibromyalgie (syndrome caractérisé par des douleurs diffuses dans tout le corps, douleurs associées à une grande fatigue et à des troubles du sommeil) et une amélioration de la flexibilité ont été observées chez les participants des 2 groupes. Cependant, 3 mois après l’arrêt des traitements, ces paramètres étaient revenus aux valeurs initiales.

La méthode Mckenzie :

Dans la même lignée que la méthode Mézières, la méthode Mckenzie agit sur les douleurs dorsales, elle permet de réduire des lésions de disques intervertébraux à l’origine de lombalgies, grâce à des exercices à pratiquer seul. Cette méthode, élaborée par le kinésithérapeute néo-zélandais Robin McKenzie dans les années 1950, vise à traiter des douleurs mécaniques de la colonne vertébrale (notamment de hernie discale et de sciatique) et des articulations périphériques. Appelée aussi diagnostic et thérapie mécanique (MDT), elle repose sur des exercices simples et des modifications posturales. Elle soulage lombalgies, dorsalgies et cervicalgies, qui résultent souvent d’une mauvaise utilisation du corps.
L’objectif est d’apprendre au patient des mouvements et étirements qui vont dans le sens inverse des contraintes infligées aux articulations et à la colonne vertébrale, au cours de ses gestes quotidiens. ” Par exemple, se pencher en arrière le dos creusé quand on est resté longtemps courbé en avant”, explique Gabor Sagi, président de l’institut McKenzie France.

La méthode Bousquet

A l’inverse des deux autres méthodes, le traitement du dos et de la colonne vertébrale ne sont pas au centre de cette doctrine. En effet, le grand intérêt de cette méthode est d’intégrer toute l’anatomie de la tête aux pieds en valorisant la relation entre :
– les tensions externes au niveau de votre squelette, de vos muscles : le « contenant »
– les tensions internes au niveau des viscères : le « contenu ».

La méthode Busquet, créée par Léopold Busquet, ostéopathe de renom et auteur de plusieurs livres autour de cette méthode, repose sur un examen complet personnalisé qui met en évidence les points de tension dans les différentes parties du corps, au niveau de chacune des chaînes. C’est une méthode de traitement manuel qui vise à :

– libérer les tensions,
– redonner une bonne mobilité tissulaire dans les différentes chaînes,
– réharmoniser votre corps,
– corriger votre posture dans le temps.

Elle traite les déformations (pieds, genoux, cyphose, lordoses, scolioses, déformations thoraciques, douleurs de croissance, problèmes ORL), les torticolis, les problèmes digestifs, les dysfonctions physiques, organiques, les effets de l’arthrose et améliore les performances et la fiabilité du corps.

Ainsi, ces trois méthodes gravitent autour de la modification de la posture afin d’atténuer les tensions dans le corps, le mal de dos et d’améliorer la souplesse pour prévenir les douleurs. Si elles sont encore utilisées aujourd’hui, c’est la preuve de leur efficacité. L’avantage est qu’elles peuvent être employées avec des patients de tout âge. Les séances de kinésithérapie associent, aujourd’hui, régulièrement ces trois méthodes avec des outils technologiques (électrodes pour le renforcement musculaire, physiologie avec le traitement par le chaud ou le froid, etc…).

La posture corporelle est fondamentale, nous devons en être conscients, consulter un ostéopathe ou un kinésithérapeute pour corriger sa posture semble indispensable pour une bonne partie de la population !

Rédacteur : Arthur Donnadieu.

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